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mardi 22 mai 2012

Les Denis Drolet et Pepsi font équipe

Comme à chaque été, la compagnie Pepsi nous arrive avec sa nouvelle campagne publicitaire. Cette-fois-ci, elle met en vedette Les Denis Drolet. Bâtie sous la signature, Ici c'est Pepsi, l'agence de publicité BBDO Nolin a décidé de miser sur les deux comparses afin de rendre cette publicité tout à fait absurde et loufoque et qui représente bien l'univers du duo. Dans cette publicité, on peut y retrouver des personnages bien connus par la public Québécois comme Hugo Girard, Normand l'Amour en plus du couple formé de Danny et Chrystina de la dernière mouture d'Occupation Double. Toute une fricassée n'est-ce pas ?

En effet, le concept est très simple. Un touriste qui se présente au Québec avec une canette de Coca-Cola se fait poursuivre afin qu'il oriente son choix de boisson gazeuse vers le Pepsi. À cet effet, étant donné que le Pepsi est beaucoup plus vendu au Québec qu'ailleurs dans le monde, cela démontre toujours que depuis les annonces de Claude Meunier dans les années 1980 et 1990, que la tendance n'a pas changée. La marque est toujours aussi forte au Québec. C'est à se demander si ce nouveau souffle amènera une nouvelle génération de consommateurs à se diriger vers le Pepsi avant d'orienter leur choix par rapport aux autres boissons gazeuses sur le marché. 


De plus, l'offensive publicitaire sera soutenue par des publicités radio et un concours mis de l'avant sur la plate-forme Facebook. Celle-ci invite les gens à y faire parvenir des photos d'eux, les mettant en vedette avec un produit Pepsi à la main, et ce sur la page de marque Pepsi Facebook créee pour le Québec. En participant, à ce concours, les participants pourraient se mériter une chance de participer au prochain message publicitaire télé de Pepsi.
Enfin, le Défi Pepsi sera à nouveau de retour pour la période estivale. Comme à l'habitude, deux équipes vont parcourir le Québec afin d'être présentes dans de nombreux événements festifs tout au long de l'été.

ICI C'EST PEPSI !!!

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mercredi 11 avril 2012

Instagram passe aux mains de Facebook

Le réseau social Facebook a fait toute une prise en mettant la main sur l'une des applications web les plus populaires de la planète: Instagram, le 9 avril dernier.


Ce site de partage de photos est similaire à la plate-forme Flickr, sous la gouverne de Yahoo. Cependant ce qui distingue Instagram des autres applications de ce genre c'est qu'elle permet aux utilisateurs de retoucher des photos prises via des téléphones intelligents. À l'aide de filtres de couleurs, les utilisateurs peuvent laisser aller leur côté créatif en leur donnant des couleurs uniques, question de varier les visuels émis. Ensuite, les utilisateurs peuvent les télécharger et les lancer sur les différents réseaux sociaux auxquels ils sont abonnés.


Ce qui retient particulièrement l'attention dans cette affaire est la somme que Facebook a dû déverser pour en faire son acquisition. C'est une entente de près de 1 milliards de dollars en argent américain et en actions qui ont été dépensés pour y  compléter la transaction. Facebook y voit une grande valeur commerciale pour y investir une somme aussi faramineuse pour une application gratuite qui compte 30 millions d’utilisateurs inscrits et qui reçoit plus de 5 millions de photos par jour et ce, pour une entreprise qui ne compte qu'une quinzaine d'employés.


Ce qui est important de comprendre dans cette transaction est que Facebook désire demeurer un chef de file dans les médias sociaux. Il ne fait pas seulement qu'acheter une application, mais bien tout le réseau social qu'est en soit la filiale Instagram. D'ailleurs, c'est l'une des raisons principales qui incite le président de Facebook, Mark Zuckerberg, à ne pas dissocier la marque Instagram avec celle de Facebook. Il préfère que les deux entités demeurent indépendantes l'une de l'autre, de sorte à permettre à Instagram de poursuivre sa progression afin développer davantage cet outil au cours des prochaines années. 


De plus, Instragram est l'une des applications les plus importantes dans sa catégorie à l'échelle mondiale. Donc, à l'aide de cet outil, Facebook aimerait beaucoup élaborer une stratégie qui  mènerait le réseau social à se tailler une place de choix en Chine. Ceci dit, le rachat de l'application alimente les spéculations qui avaient déjà été mandatées dans le passé et qui pourrait mener à une éventuelle percée de la grande muraille informatique que le gouvernement Chinois a implanté interdisant ainsi la distribution de Facebook au pays. Encore faudra-t-il plusieurs efforts pour en arriver à une entente qui sera profitable pour les deux parties?     


Fait à noter, l'annonce de cette opération survient quelques jours après que l’entreprise est récemment lancé une application pour les téléphones équipés du système d’exploitation Android, en plus de son application iPhone d'Apple


En conclusion, l'ascension de Facebook me rappelle grandement celle de Google au début des années 2000. Bien que Google se spécialise dans les moteurs de recherche et que Facebook concentre ses activités auprès des particuliers en tentant d'obtenir des informations personnelles sur ses abonnés, c'est à se demander si l'avenir des entreprises du web ne passe pas par le partage de données personnelles afin de bien comprendre leurs moeurs de ces derniers? Sommes-nous passé à une ère de commercialisation de notre vie privée? Il serait difficile d'en douter.


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jeudi 5 avril 2012

Archambault lance un service de musique en continu

Le Groupe Archambault de Quebecor media qui diffuse plus de 12 millions de titres musicaux sur sa plate-forme Zik, a décidé d'offrir à ses utilisateurs un service de musique en continu. L'annonce de ce nouveau service a pour but de promouvoir davantage la musique au Québec, mais surtout de pouvoir rivaliser en qualité et interactivité avec les grands joueurs au monde dans l'industrie musicale. 

Selon Pierre Marchand, président du secteur musique du Groupe Archambault, le marché cible de Zik est particulièrement axé sur le Québec et le Canada. Cependant, il s'apparente beaucoup à celui des plate-formes comme Apple et de Spotify. À cet effet, Spotify est un service anglo-suédois, qui offre une portion gratuite à ses utilisateurs et une   autre lucrative par voie d'abonnements. C'est d'ailleurs le modèle qui est proposé par Zik.  

Pour une somme de 9.99$, il sera possible pour les abonnés de se brancher sur Zik alors que pour 14.99$ les abonnés auront accès au service tant sur leur ordinateur que sur leur tablette et leur téléphone intelligent. Par contre, les propriétaires de Blackberry n'auront pas ce privilège. Les responsables de ce projet ont préféré de ne pas l'intégrer dans cette stratégie, car il est perçu davantage comme un outil pour le travail que de divertissement.

Nommée "streaming", cette innovation est un modèle d'affaires qui permet à l'industrie d'amasser des revenus tout en permettant aux consommateurs de choisir ce qu'ils désirent écouter en tout temps. De plus, les utilisateurs peuvent comparer leurs choix musicaux avec des artistes de chez nous. Le géant culturel Apple a d'ailleurs créé son modèle de cette façon. Par le fait même, certains artistes québécois avaient été sollicités par cette compagnie afin de partager certaines de leurs préférences musicales en leur demandant une "playlist" de leurs artistes favoris et ce, dans des moments bien précis comme le dimanche matin, à l'entraînement ou lors de célébrations spéciales.

Plusieurs ententes ont dû être signées avec des piliers de l'industrie à travers le monde comme Warner, EMI, Sony et Universal pour ne nommer que ceux-là. Plus près de nous, l'ADISQ, la SOCAN et la SODRAQ ont eux aussi participé au processus et émis leurs accords pour soumettre les droits d'auteurs des artistes qu'ils représentent.  

En terminant, avec cette nouvelle stratégie Zik sera lui aussi considéré comme l'un des importants joueurs dans l'industrie musicale. Ayant plus de 12 millions de titres à son actif et plus de 1,2 millions de titres en français, il constitue le pôle le plus important pour la musique francophone en Amérique du Nord. C'est 68 ans d'histoire musicale qui sera disponible d'un seul clic sur cette plate-forme. De quoi émerveiller les amateurs de musique et égayer la curiosité de ceux qui recherchent toujours un son nouveau. 

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mercredi 4 avril 2012

Les amateurs de magazines sont toujours fidèles au format papier

À ma grande surprise, j'ai appris que dans l'industrie de l'imprimé, l'arrivée des tablettes numériques dans le commerce de détail n'aurait pas diminué l'intérêt des consommateurs canadiens face aux magazines imprimés. C'est du moins ce qu'une étude réalisée par la firme de sondage Léger Marketing rapporte 

Parmi les répondants de cette étude, seulement 9% des lecteurs de magazines se sont procuré un format électronique au cours de la dernière année. Par le fait même, 14% des personnes sondées prévoient en faire autant dans les mois qui vont suivent.  D'un autre côté, il est à noter que 71% de ces derniers ont affirmé préférer de loin la version imprimée. Cela dénote que pour bien des marketeurs, il peut être facile de modifier les habitudes de consommation de cette clientèle, mais encore faut-elle que celle-ci adopte ces changements.

Les fidèles des magazines imprimés ont une perception très différente des utilisateurs numériques. Ils ont l'impression qu'un magazine papier est beaucoup plus facile à transporter  qu'une tablette numérique. Ce qui n'est pas faux en soi lorsque l'on sait qu'il est pas mal plus logique de tourner un magazine qu'un écran tactile. De plus, ils sont plus faciles à lire et procurent des avantages uniques que l'on ne retrouve pas sur les tablettes numériques.

Le directeur général des Distributeurs de périodiques au Canada, Ray Argyle, a affirmé, à la suite de l'apparition de ce sondage, que l'extinction des magazines au pays n'est qu'en fait un mythe. 

Fait à noter, deux canadiens sur cinq auraient diminué leur consommation de magazines imprimés en kiosque.  Cependant, cette baisse ne serait pas due au manque d'intérêt de ces lecteurs face à ce médium, mais à la suite des nombreux événements économiques qui ont frappé notre société dans les derniers mois. Ceci dit, il y a encore de l'espoir pour l'industrie de l'imprimé. Bien qu'elle soit actuellement en  recherche de solutions pour palier bien des manques à gagner, beaucoup de changements sont à prévoir pour les imprimés au cours des prochaines années.  

Rappelons que l'étude effectuée par la firme Léger Marketing a été faite auprès de 1583 Canadiens au cours du mois janvier 2012.

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lundi 2 avril 2012

10 façons pour humaniser sa marque

Dans un monde dominé par les multinationales, il n'est pas rare de voir bien des professionnels du marketing à la tête de ces empires, tenter de créer un ancrage psychologique auprès des consommateurs à l'aide de slogans commerciaux. Bien qu'ils aient un certain impact, cela ne permettra pas nécessairement à une entreprise de se démarquer face à la concurrence. Cette noble technique permettra à une organisation de percer une proportion du marché, car elle aura permis aux consommateurs d'associer la marque à ces quelques mots. Parfois, cela n'a pas du tout les effets escomptés et rend la discipline du marketing plutôt simpliste pour des structures organisationnelles ayant des millions de dollars en bénéfice.

Plusieurs diront que la venue des réseaux sociaux a complètement changé la donne. Chose certaine, ils  apportent des munitions supplémentaires pour générer du bénéfice lors de la mise en place d'une stratégie marketing. Pourquoi? Parce que les consommateurs s'accaparent des marques et décident si les activités commerciales de ces organisations devront être revues ou non. Tout est une question de perception et d'image. Ce sont les commentaires des utilisateurs sur ces plates-formes web, qui déterminent et influencent l'acceptation des produits et des services offerts. 

Ceci dit, dans bien des cas, sachez que l'un des aspects qui ne doit surtout pas être négligé par ces géants commerciaux est le côté humain. La créativité déployée par ces dirigeants  fera toute une différence, car ce sont eux qui réussiront à fidéliser la clientèle. Les consommateurs sont plus informés que jamais et sont conscients des moyens souvent employés par les entreprises pour arriver à leur fin. Ces derniers sont branchés partout et ont des valeurs qui ne correspondent pas toujours aux marques auxquelles les consommateurs adhèrent. 


Pour y arriver, voici 10 façons de bien humaniser votre marque dans la communauté et qui la rendra plus près de la population.

1.   Pensez que la vie est un réseau social
Ce n'est pas rare d'échanger des informations concernant nos activités quotidiennes, notre travail et même nos passions avec nos amis sur les réseaux sociaux. Pourquoi ne pas essayer d'en faire autant dans votre vie de tous les jours? Considérez les personnes comme vous voulez être traitées c'est-à-dire, sur un même pied d'égalité que vous. Ainsi, votre personnalité fera tout le travail et vous n'aurez qu'à poursuivre le dialogue. N'oubliez jamais que si vous vous intéressez aux personnes que vous rencontrerez, elles seront intéressées à vous. 

2.   Commencez avec votre personnel
Le personnel de votre entreprise demeure la pierre angulaire de votre démarche d'humanisation. Vos employés sont des ambassadeurs de votre entreprise. S'ils sont bien traités et aiment l'environnement qui y règne, ils seront plus enclins à parler en bien de votre organisation. Autrement, ils seront des porte-paroles qui n'aideront pas la cause de votre stratégie.
   
3.   Déposer votre complet pour quelques minutes
Parfois, il est bon de laisser le veston de côté pour rencontrer certains de vos clients. Ce veston peut être perçu comme un moyen de se mettre en valeur et de rehausser notre statut afin de mettre de l'avant un point de vue. Par contre, il peut faire fuir des opportunités d'affaires. Ainsi, n'essayez pas d'impressionner avec votre complet, mais de séduire ceux que vous rencontrez.   

4.   Créez un accès
Il est important de rendre notre produit ou notre service accessible aux autres. Il suffit de placer nos produits et nos services dans des événements reconnus pour créer une image de marque forte qui donnera une personnalité à votre produit. Le plus bel exemple est la marque NIKE et TIGER WOODS. Si une personne porte du NIKE GOLF elle jouera au golf comme ce dernier.   


5.   Traitez vos clients comme des partenaires
Les clients avec lesquels vous faites affaires sont avant tout des êtres humains. Ne vous montrez pas supérieur à ceux-ci. Essayez de partager des passions et faite-les participer aux processus décisionnels pendant la négociation. Ils se sentiront en confiance et cela fera tomber toutes les barrières pouvant nuire à votre entretien. Cela facilite grandement la communication entre les deux parties.  

6.   Gardez une porte ouverte
Laissez-vous surprendre. Vous ne savez jamais quand une personne de votre réseau professionnel vous contactera pour vous proposer des opportunités d'affaires. Prenez le temps de l'écouter et peut-être que vous développerez des marchés inconnus qui à l'origine n'était pas dans votre champ d'expertise.

7.   Assumez vos erreurs 
Personne n'est parfait. Tout le monde fait des erreurs. Par contre, il est important d'apprendre de celles-ci afin de s'améliorer et de ne pas laisser des opportunités d'affaires sur la table la prochaine fois.

8.   Faites travailler vos partisans 
Les clients qui vous sont les plus fidèles sont des atouts importants dans votre marché. Laissez-les parler de vous sur les réseaux sociaux. Ils seront près à tout pour avoir de meilleurs services et se rendre disponibles pour aider votre cause.

9.   Restez ouvert aux débats 
Il arrive souvent de ne pas faire l'unanimité. Cependant, servez-vous de votre plate-forme sur LinkedIn pour alimenter les débats. De précieuses informations sont souvent divulguées. Servez-vous-en pour connaître le pouls de votre marché et utiliser ces informations dans votre culture d'entreprise, si cela rejoint les valeurs que vous proposez.  

10. Soyez présent
Une présence sur les réseaux sociaux invite les gens à discuter avec vous. Le parrainage d'une marque et d'une culture incite bien des consommateurs à créer des communautés web vibrantes et qui s'engagent à votre cause.  

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mardi 27 mars 2012

L'industrie publicitaire québécoise est en deuil

C'est avec beaucoup de tristesse que l'industrie de la publicité québécoise a appris le décès de Louis-Éric Vallée. M. Vallée, qui était président et chef de la direction de Saint-Jacques Vallée Young & Rubicam, est décédé le 25 mars dernier des suites d'un cancer. 


C'est une institution qui s'est éteinte. Il était une bougie d'allumage dans son milieu. M. Vallée laisse derrière lui un bel héritage pour bien des professionnels de la publicité. Il demeure une inspiration et incarne le parfait communicateur. Ses influences, ses idées, ses valeurs et son professionnalisme resteront et seront toujours, de loin les plus grands atouts de tout professionnel des communications.

Pendant plus de 30 ans, ce battant a été l'un des hommes les plus influents de sa génération dans le domaine de la "pub". M. Vallée est l'un des pionniers de l'industrie publicitaire québécoise particulièrement dans un marché comme Montréal. Il a beaucoup fait avancer la publicité dans un dans la métropole. Par le fait même, il a tracé la voie pour beaucoup de professionnels actuellement dans l'industrie.

C'est en 1976 qu'il a  amorcé sa carrière auprès de l'agence J. Walter Thompson. Un an plus tard, de nouveaux défis l'attendaient chez Y&R à Montréal où il a occupé presque tous les postes reliés au secteur de la publicité. Il a su gravir les échelons en passant par le service à la clientèle, la planification stratégique, le développement d'affaires, jusqu'à la direction de l'agence dans le réseau Young & Rubicam Brands au Canada et en Europe.

En 1995, avec Madeleine Saint-Jacques, il est à l'origine de la création de sa propre agence publicitaire où il a su mettre en place un partenariat avec Young & Rubicam afin de réaliser son projet. Par ailleurs, M. Vallée a aussi été membre de plusieurs conseils d'administration et a déjà été nommé  président de AAPQ (Association des agences de publicité du Québec).

C'est une perte pour le monde de la publicité au Québec. Outre sa famille, il laisse dans le deuil ses amis, ses collègues, ses partenaires, ses clients, des professionnels de l'industrie et la complice de son agence, Mme Madeleine Saint-Jacques.

Je vous invite à lire le bel hommage qui lui a été réservé sur le site de son agence.  

M. Vallée, merci! 



lundi 26 mars 2012

L'avenir de la commandite: cinq grandes tendances


Un mot qui nous a laissé un goût amer il y a quelques années et que l'on entend de moins en moins est sans contredit "commandite". Bien qu'elle soit toujours présente lors de grands événements culturels et sportifs, il faut savoir mesurer son efficacité. Comment fait-on pour maximiser l'impact des commandites dans une ère qui génère d'importants revenus publicitaires sur les plates-formes en ligne?

Afin d'avoir les dernières mises à jour à ce niveau, je vous invite à lire un article qui a été publié ce matin sur le portail du marketing, de la publicité et des communications, le site Internet d'Infopresse. Cet article a été écrit par Francis Dumais, conseiller en marketing d'alliance de Bleublancrouge, qui nous propose son résumé de l'état des tendances à l'IEG, conférence annuelle sur la commandite, qui se tenait récemment à Chicago.

Je vous invite à lire "L'avenir de la commandite: cinq grandes tendances"Il nous parle de l'avenir des commandites et des grandes tendances qui sont souvent employées dans un marché qui permet aux grandes marques de se transformer en commandites redoutables.

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vendredi 23 mars 2012

Explora, la nouvelle chaîne spécialisée de Radio-Canada

Explora est la toute nouvelle chaîne télévisuelle que Radio-Canada a créee pour les personnes curieuses de nature. Cette nouvelle se consacrera à la nature, la santé, l'environnement et la science verra le jour le 28 mars prochain. Son lancement s’inscrit dans la stratégie «2015: Partout» de la société d’État, lancée l’année dernière et qui démontre son intention d’élargir son offre sur de nouvelles plates-formes.


«Avec cette nouvelle chaîne, nous proposons au public francophone une programmation d’une très grande qualité qui répond tout à fait au mandat du diffuseur public. Explora sera à la science, l’environnement, la nature et la santé ce que RDI est à l’information et ce qu’ARTV est à la culture. Radio-Canada démontre encore une fois sa capacité de s’adapter pour répondre aux attentes des citoyens», a indiqué le vice-président principal Louis Lalande.

Pour les amateurs de télévision qui aiment l'aventure, Explora pourrait se comparer à des chaînes spécialisées comme OasisHDEquateurHD et RADXHD actuellement sur le marché. Explora est un combo de toutes ces chaînes en une seule. Essentiellement, sa programmation  se composera de contenu provenant de l'étranger. Il sera possible de voir des séries et des reportages aux images spectaculaires.

Bien qu'elle présentera peu de contenu original, il n'en demeura pas moins que des émissions comme la Semaine verte, Découvertes, Animo et Les docteurs seront de la partie. Par contre, deux productions originales pourraient se joindre à la grille horaire en automne 2012 et hiver 2013. Le magazine écologique Casa Nova, animé par la comédienne Édith Cochrane, traitera de construction écologique ainsi que de développement durable. En plus, une série sur le monde sous-marin, qui n'a pas de titre officiel, serait animée par Boucar Diouf où celui-ci nous partagerait son expertise en océanographie.

Fait à noter, cette chaîne sera disponible seulement pour les abonnés de Vidéotron et Telus. Pour les abonnés de Bell, il faudra attendre. Serait-ce le début d'une discrimination médiatique suite à l'acquisition d'Astral Media par Bell?

Pour de plus amples informations, je vous invite à consulter le site Internet, à vous joindre à la page Facebook et de suivre les activités d'Explora sur son compte Twitter

Bon voyage !  

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jeudi 22 mars 2012

Un peu de changement ça fait du bien

Il y a de ces journées où on se rend compte qu'après s'être levé, pris une bonne douche et bu son café comme à tous les matins, à quel point l'Internet envahit notre quotidien.  Ceci dit, il suffit de ne pas avoir jeté un coup d'oeil dans sa boîte de courriels pendant une seule journée, pour s'apercevoir qu'une centaine de pourriels ont fait une petite halte par chez vous. Ces messages qui regroupent des "like", des "tweets", des "pins", des "shares", des "+1", des commentaires, des vidéos et j'en passe, sont le résultat de l'omniprésence des réseaux sociaux, mais surtout de l'utilisation des différents médias dans notre société et son impact à bien des égards. Je me permets une petite montée de lait ce matin sur cette ère technologique que j'aime beaucoup, mais qui a parfois ses effets pervers et qui irritent particulièrement ma personne aujourd'hui.

Que doit-on penser des étudiants? Ils s'objectent et manifestent haut et fort leur mécontentement face à la hausse des frais de scolarité. Pourtant, la majorité d'entre eux possèdent des iPhones et des Blackberry pour texter avec leurs amis ou pour jouer à Angry Birds lors des temps morts entre deux cours. Il me semble que demander 300$ par année n'est pas si difficile à offrir compte tenu des sommes déboursées pour ces appareils. Disons que 1200$ annuellement pour un téléphone intelligent qui sera désuet dans trois ans. Est-ce vraiment ça l'avenir du Québec?

De plus, il y a les personnes qui se prétendent des experts des réseaux sociaux parce qu'ils ont des comptes Twitter et Facebook. Pour qui vous prenez-vous? Les "Michelle Blanc" de ce monde ça ne court pas les rues. Ce n'est pas parce qu'on a une présence sur les réseaux sociaux que l'on devient des professionnels en la matière automatiquement. C'est un peu comme le gouvernement qui tente de diminuer la fréquentation des particuliers au Casino. C'est bien beau des annonces contre le jeu, encore faut-il être conciliant dans son message. En bout de ligne, lequel des deux parties est le plus profitable?

C'est sans compter l'envoi de plusieurs abonnés Facebook à se joindre à la secte des jeux comme Farmville et Castleville. Je veux bien respecter les fans de ces jeux bidons qui permettent de meubler les fins de soirées de ceux-ci lorsqu'il n'y pas de partie du Tricolore à la télévision. Cependant, je préfère passer "Go" et récolter 200 dollars en bonne compagnie sur une planche en carton au lieu de ramasser des points en nourrissant des poules virtuelles ayant comme meilleur ami un cheval dans un concept qui étrangement me rappelle les célèbres petits jeux japonais Tamagotchi. Excusez-moi! C'est bien beau tout ça, mais j'ai quand même une vie.

D'un autre côté, ces envois proviennent d'amis qui composent votre communauté virtuelle et qui sont des connaissances de près ou de loin avec lesquelles vos rapports sociaux ne sont plus ce qu'ils étaient.  C'est à se demander si ces personnes veulent bel et bien avoir un contact avec vous ou sont de fiers disciples engagés par ce mouvement. À bien y penser vaut mieux ne pas trop se poser de questions et envoyer des membres d'Anonymous à leur trousse.

Par ailleurs, la surutilisation du mot "épicurien" par bien des abonnés de la plate-forme web Twitter  me laisse perplexe. Je devrais plutôt dire "épicurienne", car plus souvent qu'autrement ce sont des femmes qui utilisent ce terme. Aimez le bon vin et la bonne bouffe est une chose. Par contre, cela peut rendre certains fidèles hésitant à l'idée de vous suivre. Ces propos pourraient laisser sous-entendre à d'autres abonnés que vous souffrez d'alcoolisme et d'obésité. Un dossier à suivre. 

En plus, il existe bien des blogueurs qui croient savoir tout connaître et qui font des erreurs de français. Un peu de modestie s'il vous plaît. Ce n'est pas une présence sur Internet qui fera d'eux de plus grands littéraires. Pas besoin d'être un professeur de français pour savoir écrire. Pensez à vos lecteurs. On est loin de la dictée de deuxième année où l'autocollant d'une étoile dorée ornait un résultat digne de mention. Ayez au moins la décence de les corriger si certains d'entre eux vous en font part. Je ne suis pas parfait, mais  je suis conscient que l'impact d'une orthographe inadéquate pourrait remettre en question ma crédibilité. À méditer.  

En terminant, il ne faut surtout pas oublier le couple suédois, mordu de technologie, qui avait baptisé son enfant Googleil y a quelques années. Je serais curieux de savoir si ces derniers ont récidivé avec un nouvel enfant. Si c'est le cas, ce ne serait certainement pas surprenant que le couple est eu l'audace de l'appeler avec un nom comme Apple, Bing ou Ebay?

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mercredi 21 mars 2012

Facebook a-t-il fait de ses abonnés des Schtroumpfs Coquets ?

Selon une étude de la Western Illinois University une personne ayant plusieurs amis sur le réseau social Facebook aurait tendance à posséder des traits de personnalité narcissique. Encore faudrait-il que l'étude détermine ce que signifie avoir "plusieurs amis". C'est du moins ce que rapportent les propos de l'article "Got Ton of Facebook Friends? You May Be a Narcissist, Say Study?", publié par le site Mashable

Parmi les abonnés de la plate-forme Facebook, il est possible de dénombrer une proportion d'individus qui utilisent ce moyen de communication à des fins personnelles ou commerciales. Ceux qui exploitent ce médium à des fins personnelles ne le font pas toujours de façon adéquate. En effet, ils cherchent simplement à attirer l'attention vers eux auprès de leurs amis. Pourquoi agissent-ils ainsi? Afin de pouvoir rehausser leur estime. Une hypothèse qui a été lancée dans cette étude et qui m'apparaît tout à fait plausible, particulièrement en raison des nombreuses options que la plate-forme met à la disposition de ses utilisateurs, en ce qui concerne le partage de supports visuels qui s'effectue entre abonnés. 

Cependant, une importante distinction est à faire entre les deux catégories, mentionnées dans cet article, de personnes qui sont définies comme narcissiques. D'un côté, il existe ceux qui s'exhibent à outrance via des photographies explicites et qui aiment être le centre d'attention. De l'autre, des individus qui sont prêts à dépasser les limites permises pour démontrer à quel point ils sont les meilleurs, et ce peu importe l'enjeu. Ce qui veut donc dire que Steve O, du film Jackass, a de la compétition. 

Or, l'auteur de cette étude, M. Chris Carpenter de la Western Illinois University, note qu'il est intéressant de prendre le temps de lire les messages des abonnés. Ces derniers n'hésitent pas à utiliser la première personne du singulier comme le "je" ou le "moi" dans plusieurs des publications téléchargées sur la plate-forme. Par le fait même, ce profond narcissisme engagé par cette étude sur Facebook se distingue au niveau des sexes. Les hommes ont tendance à promouvoir des informations en lien avec leur statut, alors que les femmes sont plus enclines à dévoiler des attributs concernant leur physique.

Ceci dit, Facebook représente à mes yeux un endroit qui me rappelle le village des Schtroumpfs. Un monde un peu fou aux multiples personnalités et qui partage auprès de sa communauté qui ils sont vraiment. À cet effet, je ne crois pas que le nombre d'amis sur Facebook puisse déterminer si une personne souffre de narcissisme ou non. À mon avis, c'est une voie de transmission qui sert à livrer du contenu divertissant ou informatif auprès de son réseau de villageois. D'ailleurs, Facebook recommande à ses abonnés de faire des demandes d'amitiés à des personnes qui sont reliées directement à notre environnement immédiat ou professionnel. Mieux vaut bien les connaître avant de subir des pénalités qui pourraient laisser des séquelles à notre compte sur la plate-forme. 

Bien des entreprises utilisent cette alternative pour se positionner sur le marché et pour se rapprocher des cibles visées. Dans la majorité des cas, elles réussissent à rejoindre ses fidèles, car plus souvent qu'autrement ce sont ces derniers qui réussissent à les rejoindre. Ces entreprises sont-elles narcissiques pour autant? J'ai des doutes. Qu'une personne ait 100, 200 ou 500 amis chaque individu est unique et a des objectifs qui correspondent à ses besoins. Ainsi, c'est ce qui permet de déterminer les raisons qui peuvent motiver l'utilisation de cette plate-forme web.     

Bref, on ne peut pas s'en cacher Facebook est un puissant médium. Il représente très bien les moeurs de notre société actuelle. Il est vrai que Facebook renforce l'idée d'une société individualiste déjà axée sur l'image où la célébrité fait foi de tout. Cette tendance sociologique n'est pas près de s'arrêter. Toutefois, j'ose espérer que ce n'est pas l'unique raison qui incite des individus à s'inscrire sur ce réseau social. Si c'est le cas, Facebook aurait-il rendu plusieurs de ses abonnés à l'image du Schtroumpf Coquet ?  

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vendredi 16 mars 2012

Importante transaction dans les télécommunications: Astral passe chez Bell

Bell n'a pas froid aux yeux. Après avoir fait l'acquisition de CTV en 2010, elle poursuit sa stratégie d'intégration verticale en mettant la main sur Astral Media pour une somme de 3,38 milliards de dollars. Astral Media possède déjà plus de 80 chaînes de radio au Canada, près de 22 chaînes de télévision spécialisées, dont 13 francophones, et qui compte parmi ses élus Vrak TV, Canal Vie et Canal Évasion pour ne nommer que celles-là. 

Bell pourra aussi bénéficier de panneaux d'affichages extérieurs qu'Astral Media proposait à ces fidèles partenaires au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Astral Media était la pièce manquante dont Bell avait de besoin pour rivaliser avec ses plus fidèles concurrents, soit Quebecor et Radio-Canada. 

L'annonce de cette transaction majeure est la plus importante de toute l'histoire de l'industrie médiatique et des télécommunications au pays. Par contre, celle-ci devra être étudiée et analysée par le CRTC et le Bureau de la concurrence avant d'être approuvée.

Actuellement, étant l'un des principaux fournisseurs dans le secteur de la télévision, du web et de la téléphonie au pays, Bell peut enfin rivaliser à forces égales avec la puissance de l'empire Quebecor.

Cela faisait déjà plusieurs années que Bell explorait la venue des moyens efficaces pour renforcer sa position au Québec face à celui-ci. Pour y arriver, elle avait besoin d'accentuer son offre à l'aide de contenus créatifs et diversifiés, qui pouvaient facilement être distribués sur ses différentes plates-formes. Je suis persuadé que Bell courtisait Astral depuis bien longtemps. Les chaînes spécialisées offriront l'opportunité à Bell de mieux segmenter ses marchés. Ainsi, le placement média sera plus rentable et permettra d'offrir des stratégies qui rejoindront plus rapidement les cibles visées.

Voici un tableau qui vous permettra de voir les actifs de chacune des entreprises. Vous remarquerez que Bell et Astral étaient dûs pour s'entendre. Lorsque l'on regarde les deux entreprises, elles sont très complémentaires. 


Il s'agit d'un coup bien calculé par Bell. Si l'on regarde les tranches du marché que représente le secteur des télécommunications au Québec, on peut comprendre que Bell possédait 6% du marché. 

En mettant la main sur Astral, Bell prend la possession de 26% du marché. Ce qui représente un gain huit fois supérieur à ce que son offre représentait auparavant au Québec. Passant de 6% à 32%, Bell se place en bonne position par rapport face à Quebecor qui contrôle 35% du marché à lui seul. Seulement 3% séparent les deux géants du secteur des télécommunications. Ce qui laisse croire qu'une saine compétition commence à voir le jour entre les deux rivaux. 

À cet effet, Bell qui est actionnaire minoritaire des Canadiens de Montréal, motive une fois de plus Quebecor à stimuler la venue d'une équipe de hockey professionnel dans ses rangs afin de faire profiter son actif auprès de ses propres plates-formes médiatiques. Ce ne sera donc plus qu'une guerre médiatique entre les deux parties, mais également sportive si celle-ci réussi.


Bref, c'est sans l'ombre d'un doute que le paysage médiatique québécois aura des allures bien différentes. Maintenant que les chaînes spécialisées sont désormais sous la gouverne de Bell, ce ne serait pas surprenant que la qualité du contenu culturel québécois soit affectée. C'est ce que bien des créatifs au Québec se posent comme question. Encore faudra-t-il attendre de voir l'impact de cette transaction avant de pouvoir en tirer une véritable conclusion.

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mardi 13 mars 2012

La Saison des nids-de-poule

La neige qui commence à fondre dans la grande région de Montréal annonce officiellement le début de bien des cauchemars pour les automobilistes, la saison des nids-de-poule. L'agence de création Taxi s'est lancée dans une campagne marketing tout à fait appropriée pour les Montréalais afin de rendre la circulation plus agréable pour les conducteurs de la métropole.


La Saison des nids-de-poule est la toute nouvelle application mobile qu'a développée Taxi. Actuellement disponible gratuitement pour votre iPhone, elle permet de répertorier et de géolocaliser sur une carte interactive les cratères que l'on retrouve dans plusieurs rues aux quatre coins de Montréal. Il est possible de voir l'emplacement de ces nids-de-poule  sur le iPhone ou même sur le site Internet expressément conçu pour la compagne.


Plusieurs affiches sont présentes un peu partout dans la ville pour promouvoir le nouvel outil. Bien qu'il s'agisse d'une belle publicité pour Taxi, c'est aussi une campagne publicitaire utilitaire, comme bien d'autres, qui fait le lancement d'une nouvelle application mobile. Le marketing interactif est un marché en pleine expansion. La Saison des nids-de-poule est une idée originale qui convient parfaitement à celui de Montréal.


La campagne est aussi déployée sur bien des plateformes Internet, notamment sur les réseaux sociaux comme TwitterFacebook et Pinterest. L'initiative prendra aussi de l'ampleur, car Taxi a acheté les droits de cette idée afin de pouvoir développer des projets similaires à l'échelle internationale. 


Les forces de cette campagne urbaine repose sur une réalité sociale qui représente bien le quotidien des grandes villes. Ici, à Montréal, les débats que l'on peut entendre un peu partout dans les médias concernant la piètre qualité des routes au Québec renforce une campagne comme celle-ci.


Par contre, la participation des automobilistes dans cette chasse aux nids-de-poule va de pair avec le succès de celle-ci. Ils devront être nombreux à se lancer dans l'aventure afin de conserver un intérêt face à ce nouveau concept. En plus de la participation des automobilistes, la campagne de marketing que Taxi propose est à la fois, ironique et amusante. Elle permet un rapprochement instantané et interactif avec les autres montréalais et offre la possibilité à ces utilisateurs d'aviser les autorités municipales de l'endroit précis où ils ont aperçu ces trous de mini-putt au cours de leur trajet.


Par ailleurs, l'ajout de l'application mobile sur votre téléphone intelligent signale au conducteur, à l'aide d'alertes, la présence de nids-de-poule devant lui et enregistre automatiquement l'endroit où ils se trouvaient si son véhicule entre en contact avec ces derniers.


Jusqu'à présent près de 346 nids-de-poule ont déjà été répertoriés. Ce ne serait pas surprenant que ce chiffre soit dépassé très rapidement dans les heures qui vont suivre. Cet outil permettra sûrement à bien des conducteurs de sauver de nombreuses visites chez  leur garagiste si ce parcours est utilisé tous les jours.


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