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jeudi 22 mars 2012

Un peu de changement ça fait du bien

Il y a de ces journées où on se rend compte qu'après s'être levé, pris une bonne douche et bu son café comme à tous les matins, à quel point l'Internet envahit notre quotidien.  Ceci dit, il suffit de ne pas avoir jeté un coup d'oeil dans sa boîte de courriels pendant une seule journée, pour s'apercevoir qu'une centaine de pourriels ont fait une petite halte par chez vous. Ces messages qui regroupent des "like", des "tweets", des "pins", des "shares", des "+1", des commentaires, des vidéos et j'en passe, sont le résultat de l'omniprésence des réseaux sociaux, mais surtout de l'utilisation des différents médias dans notre société et son impact à bien des égards. Je me permets une petite montée de lait ce matin sur cette ère technologique que j'aime beaucoup, mais qui a parfois ses effets pervers et qui irritent particulièrement ma personne aujourd'hui.

Que doit-on penser des étudiants? Ils s'objectent et manifestent haut et fort leur mécontentement face à la hausse des frais de scolarité. Pourtant, la majorité d'entre eux possèdent des iPhones et des Blackberry pour texter avec leurs amis ou pour jouer à Angry Birds lors des temps morts entre deux cours. Il me semble que demander 300$ par année n'est pas si difficile à offrir compte tenu des sommes déboursées pour ces appareils. Disons que 1200$ annuellement pour un téléphone intelligent qui sera désuet dans trois ans. Est-ce vraiment ça l'avenir du Québec?

De plus, il y a les personnes qui se prétendent des experts des réseaux sociaux parce qu'ils ont des comptes Twitter et Facebook. Pour qui vous prenez-vous? Les "Michelle Blanc" de ce monde ça ne court pas les rues. Ce n'est pas parce qu'on a une présence sur les réseaux sociaux que l'on devient des professionnels en la matière automatiquement. C'est un peu comme le gouvernement qui tente de diminuer la fréquentation des particuliers au Casino. C'est bien beau des annonces contre le jeu, encore faut-il être conciliant dans son message. En bout de ligne, lequel des deux parties est le plus profitable?

C'est sans compter l'envoi de plusieurs abonnés Facebook à se joindre à la secte des jeux comme Farmville et Castleville. Je veux bien respecter les fans de ces jeux bidons qui permettent de meubler les fins de soirées de ceux-ci lorsqu'il n'y pas de partie du Tricolore à la télévision. Cependant, je préfère passer "Go" et récolter 200 dollars en bonne compagnie sur une planche en carton au lieu de ramasser des points en nourrissant des poules virtuelles ayant comme meilleur ami un cheval dans un concept qui étrangement me rappelle les célèbres petits jeux japonais Tamagotchi. Excusez-moi! C'est bien beau tout ça, mais j'ai quand même une vie.

D'un autre côté, ces envois proviennent d'amis qui composent votre communauté virtuelle et qui sont des connaissances de près ou de loin avec lesquelles vos rapports sociaux ne sont plus ce qu'ils étaient.  C'est à se demander si ces personnes veulent bel et bien avoir un contact avec vous ou sont de fiers disciples engagés par ce mouvement. À bien y penser vaut mieux ne pas trop se poser de questions et envoyer des membres d'Anonymous à leur trousse.

Par ailleurs, la surutilisation du mot "épicurien" par bien des abonnés de la plate-forme web Twitter  me laisse perplexe. Je devrais plutôt dire "épicurienne", car plus souvent qu'autrement ce sont des femmes qui utilisent ce terme. Aimez le bon vin et la bonne bouffe est une chose. Par contre, cela peut rendre certains fidèles hésitant à l'idée de vous suivre. Ces propos pourraient laisser sous-entendre à d'autres abonnés que vous souffrez d'alcoolisme et d'obésité. Un dossier à suivre. 

En plus, il existe bien des blogueurs qui croient savoir tout connaître et qui font des erreurs de français. Un peu de modestie s'il vous plaît. Ce n'est pas une présence sur Internet qui fera d'eux de plus grands littéraires. Pas besoin d'être un professeur de français pour savoir écrire. Pensez à vos lecteurs. On est loin de la dictée de deuxième année où l'autocollant d'une étoile dorée ornait un résultat digne de mention. Ayez au moins la décence de les corriger si certains d'entre eux vous en font part. Je ne suis pas parfait, mais  je suis conscient que l'impact d'une orthographe inadéquate pourrait remettre en question ma crédibilité. À méditer.  

En terminant, il ne faut surtout pas oublier le couple suédois, mordu de technologie, qui avait baptisé son enfant Googleil y a quelques années. Je serais curieux de savoir si ces derniers ont récidivé avec un nouvel enfant. Si c'est le cas, ce ne serait certainement pas surprenant que le couple est eu l'audace de l'appeler avec un nom comme Apple, Bing ou Ebay?

@+


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