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vendredi 2 mars 2012

Nouveau projet, magazine engagé

Dans une ère où les médias papiers présentent un bon nombre de contenu sur les médias numériques, le Québec est-il prêt à recevoir sur les tablettes un nouveau magazine dans son portrait médiatique ? C'est la question que je me suis posée suite au lancement de Nouveau Projet, un magazine culture et société, qui s'est déroulé hier soir à la Société des arts technologiques de Montréal. Un pari risqué pour certains. Pourtant, c'est celui qu'a pris Nicolas Langelier, auteur de Comment réussir son Hypermodernité... et rédacteur en chef de ce magazine. Après avoir soumis son projet sur la plate-forme web kickstarter.com, pour des fins de financement, un premier numéro prend d'assaut les kiosques à journaux et les librairies de la province ce mois-ci.     


Dans une société où les magazines se cherchent et que les ventes sont à la baisse, l'arrivée de Nouveau projet est très audacieuse. Ce magazine nous propose des articles de fonds et avant-gardistes, qui naviguent dans des sphères artistiques et sociales comme la littérature, le journalisme et les bandes dessinées pour ne nommer que ceux-là. Comme nous pouvons si bien le lire sur son site Internet, il se définit comme un "magazine qui n'a pas peur, point". Pourquoi ? Parce que ce dernier veut brasser certaines idéologies et permettre aux lecteurs de pouvoir y développer sa propre réflexion. 


De plus, n'ayant pas la prétention d'orienter la pensée de qui que se soit, son titre en couverture "survivre au 21e siècle" laisse tout de même paraître un soupçon d'arrogance. Cela à pour effet de le présenter comme un guide afin de mieux affronter notre société actuelle. Pourtant, il cherche simplement à ouvrir les discussions publiques sur certains débats. Il jette un regard actuel, intelligent et unique sur l'être humain et ce qui l'entoure. A-t-il sa place ? Tout à fait et ce malgré de longs textes, son peu d'illustrations et un minimum de publicité, il peut sembler lourd à lire et avec raison. Dans un monde où l'image domine, ces 164 pages peuvent en faire fuir plusieurs. Par conséquent, il faut prendre le temps de lire quelques articles pour apprendre à l'apprivoiser. C'est un projet qui est fort prometteur. 


D'un autre côté, ce magazine sera offert deux fois par année et sera aussi disponible en format électronique. Les lecteurs pourront se procurer des articles correspondant à leurs intérêts tout comme les sites de musiques numériques. 


Bref, tiré à plus de 8000 exemplaires, je pense que ce magazine demandera du temps avant de trouver chaussure à ses pieds. En plus, d'autres projets sont rattachés à ce magazine. Pour ceux qui aimeraient en savoir plus sur ce projet "ambitieux" allez le consulter. Pour ma part, je vais poursuivre ma lecture. J'ai quand même 6 mois pour passer à travers en attendant le prochain.


@+

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